<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	>

<channel>
	<title>Fil d'encre</title>
	<atom:link href="http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?feed=rss2" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre</link>
	<description>Imaginez la suite...</description>
	<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 09:35:06 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.6.5</generator>
	<language>en</language>
			<item>
		<title>Voyage magique dans les coulisses du cinéma</title>
		<link>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=603</link>
		<comments>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=603#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 08:58:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur GOURRIER</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Histoires des classes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=603</guid>
		<description><![CDATA[Ce jour-là avait tout d’un jour comme les autres, pour Hugo et Chloé. Enfin, un jour presque comme les autres, car la classe de sixième E du collège devait partir en sortie l’après-midi, quelque part dans la forêt des Andelys, pour étudier la faune et la flore avec le professeur de Science et Vie de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce jour-là avait tout d’un jour comme les autres, pour Hugo et Chloé. Enfin, un jour presque comme les autres, car la classe de sixième E du collège devait partir en sortie l’après-midi, quelque part dans la forêt des Andelys, pour étudier la faune et la flore avec le professeur de Science et Vie de la Terre. Le professeur avait un nom ordinaire, comme la plupart des professeurs, mais les élèves l’appelait monsieur Wonka en cachette, à cause de ses cheveux coupés au carré et aussi parce qu’il rigolait souvent pour des choses pas vraiment drôles, comme le monsieur Wonka de la chocolaterie dans le film. Monsieur Wonka était quand même un gentil professeur, et il avait organisé un jeu de piste pour ses élèves, par groupe de deux. Chaque groupe devait suivre la piste pour retrouver différentes fleurs.<br />
Dans la classe de sixième E, Hugo était un élève absolument adorable. En plus, il travaillait très bien. Il était blond et plutôt petit, avec des yeux bleus. Mais une autre élève le perturbait souvent : cette élève se nommait Chloé, elle était le contraire d’Hugo, une vraie chipie. Elle était brune, grande et très sportive. Elle pouvait même battre de temps en temps Hugo à la course, lui qui avait pourtant gagné le cross du collège cette année dans le niveau des garçons. D’ailleurs, Hugo la détestait. Evidemment, comme par hasard, ils se retrouvèrent ensemble, en équipe de deux, pour le jeu de piste.<br />
Pendant le parcours à l’entrée de la forêt, Chloé comme d’habitude n’était pas attentive à ce que disait le professeur. Elle bavardait tout le temps et faisait son intéressante. Ensuite, elle se promena aux alentours dans la forêt. Et à peine elle avait reçu les indices et la boussole pour s’orienter qu’elle courut à toute vitesse, laissant déjà Hugo très loin derrière elle. Mais comme elle s’arrêtait tout le temps pour ramasser des cailloux ou casser des branches, Hugo la rattrapa. Un peu plus tard, ils n’étaient pas d’accord sur la direction à prendre. Tout autour d’eux, ils n’entendaient plus les cris des autres enfants :</p>
<p>« A gauche !<br />
– Mais non, à droite, je te dis ! Tu ne comprends rien au plan !<br />
– Fais comme tu veux, on se retrouvera plus tard », dit Chloé.</p>
<p>Et ils se séparèrent, car Hugo était persuadé que Chloé prenait une mauvaise direction.<br />
Chloé marcha seule un moment, puis tout à coup, près d’un vieil arbre, elle entendit un bruit qui attira son attention. C’était comme une voix très douce et très agréable, avec de la musique. Quand Chloé s’approcha, elle vit que l’écorce du vieil arbre brillait d’une manière étrange. Le tronc était clair, blanc et lumineux. Au pied, entre les racines, il y avait un objet qui faisait toute cette lumière.<br />
– ça c’est curieux ! murmura Chloé en se mettant à genoux.</p>
<p>Elle écarta l’herbe et les buissons, et trouva une sorte de livre léger et tout mouillé, couvert de boue. Elle commença à le lire en douce. En fait, c’était plutôt une revue de cinéma, mais très particulière, car quand on la lisait, on pouvait entendre les voix des acteurs en photos, et les musique de films. On entendait même les rires des spectateurs ou les bruitages de cinéma. C’était tous ces bruits-là qui avaient attiré Chloé vers le vieil arbre.<br />
Complètement concentrée dans sa lecture, Chloé ne vit pas le temps passer. Au bout d’un heure, peut-être même plus, elle n’entendit pas Hugo qui arrivait derrière elle et la vit accroupie :</p>
<p>« Hé, Chloé !<br />
– quoi ?<br />
– Qu’est-ce que tu fais, tu dois écouter le professeur. Tu triches ? Tu regardes les réponses ?<br />
– Non, mais regarde le magazine que j’ai trouvé : il y a Shakira qui se fait interviewer, et Akon aussi. Et en plus, on peut les entendre en lisant !<br />
– Akon ! s’exclama Hugo, qui était justement fan de ce chanteur. Bon, je pense que je ne devrais pas, mais en même temps pourquoi ne pas jeter un coup d’œil ? »</p>
<p>Les deux camarades s’assirent l’un à côté de l’autre dans les feuilles et commencèrent à lire. Mais plus ils lisaient, plus les sons et la musique les étourdissaient. Les images du magazine, aussi, les fascinaient. C’était encore mieux qu’au cinéma ! Ils avaient presque l’impression d’entrer dans les photos et de se trouver juste à côté des stars.<br />
D’ailleurs, ce n’était plus une impression ! Ils venaient de se faire brutalement aspirer par le livre qui avait pris la forme d’une grande bouche humaine. Autour d’eux, il n’y avait plus d’arbre ni de forêt, et encore moins d’élève de sixième. Monsieur Wonka avait disparu. Ils étaient dans un autre monde et avaient directement débarqué au beau milieu de l’interview de Shakira ! Ce n’était pas du tout effrayant, au contraire.</p>
<p>« Hé, Chloé, mais attends ! Regarde notre tenue, nous sommes devenus journalistes ! cria Hugo.<br />
– cool. Passe-moi le micro.<br />
Et Chloé se tourna vers Shakira :<br />
– Bonjour mademoiselle Shakira : c’est pour une interview. Pouvez-vous nous donner quelques secrets de beauté ?<br />
– Oh c’est vrai, répondit Shakira, je suis la fille la plus belle du monde. Mais je ne vous dirai pas mes secrets !<br />
– Avez-vous une soirée de prévue pour ce soir ?<br />
– Hum, je ne sais pas. Dans la pièce d’à côté, il y a un festival de bonbons, je crois. Mais je n’y ai pas le droit, à cause de ma ligne !<br />
– Mais au fait, que faites-vous dans une revue de cinéma ?<br />
– Je viens d’enregistrer deux chansons pour la bande originale du film « L’amour au temps du choléra ». Tu devrais le savoir, petite. Tu ne fais pas bien ton métier !</p>
<p>Chloé baissa les yeux et Hugo resserra sa cravate. L’interview était maintenant terminée Chloé s’impatientait :<br />
– Bon, maintenant, allons voir Akon !<br />
– Ok, et après on ira voir Snoop Dog, proposa Hugo.<br />
– Snoop Dog ? Il n’est même pas là.</p>
<p>Et Hugo, qui avait toujours le magazine magique dans les mains, tourna la page de l’article pour vérifier.</p>
<p>* * *</p>
<p>A peine avait-il tourné la page, que tout le décor changea autour des enfants. Incroyable, cette revue était vraiment magique !</p>
<p>Hugo et Chloé étaient maintenant dans un monde tout blanc et tout rond, sous un grand ciel rose. Une odeur de crêpe et de caramel flottait partout. Des arcs-en-ciel traversaient le ciel. Ils devaient être dans une publicité de friandises, la même publicité que celle qui suivait l’article de Shakira dans la revue ! C’était sans doute de ça que parlait la chanteuse. Mais les bonbons n’étaient pas ordinaires : ils chantaient, ils avaient des yeux et des bouches comme dans les pub, ils étaient vivants ! Les enfants se firent poursuivre par un chewing-gum géant et des carambars. Des fraises tagada et des pop-corn les accompagnaient et jouaient avec eux. Hugo avait compris ce qui se passait :</p>
<p>– C’est cette revue qui nous fait voyager dans ses articles. Je suis pressé de lire la page suivante.<br />
– Attends un peu, dit Chloé, qui était plutôt gourmande.</p>
<p>En peu de temps, les enfants se retrouvèrent encerclés de bonbons, et les bras et les jambes collés de fils de barbe-à-papa. Des sucettes géantes leur couraient après, et elles étaient si grandes et si rapides qu’on ne pouvait pas savoir si elles étaient gentilles ou pas.<br />
Comme nous l’avons dit, Chloé était gourmande. Jamais elle n’irait au cinéma sans acheter des bonbons avant, par exemple. Ce qu’elle aimait beaucoup, c’était le caramel. Ça tombait bien, car ici le caramel coulait comme une rivière, et inondait les routes. Si elle avait été toute seule, Chloé n’aurait pas hésité à se mettre à quatre pattes pour lécher le caramel. Mais Hugo pensait qu’il était vraiment temps de partir d’ici ; si Chloé était trop gourmande, elle allait finir engluée dans le caramel ! Heureusement, un petit bonbon passa par là et attira l’attention de la jeune fille. Hugo en profita pour lui prendre la main et pour tourner une page de la revue magique.</p>
<p>* * *</p>
<p>Encore une fois, tout le décor changea autour des enfants. La page suivante était complètement différente et beaucoup plus mouvementée : Hugo se trouva soudain au volant d’un 4&#215;4 en or roulant à 400 kilomètres / heure. Pas de veine, pour un garçon qui est trop jeune pour savoir conduire !</p>
<p>«  En plus, des voitures de police sont à nos trousses ! constata Chloé en se retournant ; et en effet, il y avait plusieurs motos avec des gyrophares.<br />
– Qu’est-ce que tu dis ? demanda Hugo à cause des bruits d’explosion et des boules de feu qui éclataient tout autour d’eux sur la route.<br />
– On est poursuivis ! cria Chloé. On a dû voler de l’argent, il y a des sacs plein de billets à l’arrière du 4&#215;4 : on a peut-être braqué une banque !<br />
– On est des voyous ! gémit Hugo en se cramponnant au volant.<br />
– La police va nous arrêter, qu’est-ce que je peux faire ? demanda Chloé.<br />
– Tu n’as qu’à utiliser ce que tu as dans les mains ».</p>
<p>Chloé regarda ses mains et s’aperçut qu’elle tenait un 45 magnum.</p>
<p>« Oh là là », dit elle, alors que le 4&#215;4 se retrouvait maintenant sur une plage remplie de soldats qui se tiraient dessus. Des obus explosaient partout, et des centaines de balles. C’était terrible. Une balle frôla même l’épaule de Chloé.</p>
<p>« Je crois qu’il y a trop d’action pour nous, on ferait mieux d’aller à la page suivante ! » dit Hugo, et Chloé ouvrit la boîte à gants du 4&#215;4 et retrouva la revue. Vite, vite, elle tourna la page.</p>
<p>* * *</p>
<p>Comme par magie, les voitures, le feu, le bruit et les policiers disparurent. Chloé et Hugo n’étaient plus en danger, mais se trouvaient maintenant dans un monde imaginaire et féérique. Il y avait une grande prairie où coulait un petit ruisseau. Partout, c’était le silence. Hugo suivit Chloé, et la fille dit : « où sommes-nous ? C’est magnifique »<br />
Les deux camarades se promenèrent un peu dans les environs. Ils étaient rassurés. Ils montèrent sur une colline et ils virent un château. Alors qu’ils s’approchaient du château, le pont-levis se baissa tout à coup et un grand Roi apparut avec ses gardes du corps en armure. Le Roi portait un grand manteau de fourrure et n’avait pas l’air du tout content :</p>
<p>« Que faites-vous dans mon Royaume ? Retournez dans votre ville !<br />
– Excusez-nous votre majesté, pouvez-vous nous dire qui vous êtes, et où nous sommes tombés ?<br />
– Bien sûr, je suis le Roi de France, Louis XIV, et vous êtes sur mon royaume, dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye où je vais chasser et cueillir quelques châtaignes. Mais ma forêt est mal entretenue, je dois trouver mon capitaine des Eaux et Forêts, monsieur de La Fontaine. Vous le connaissez peut-être ?<br />
– Jean de La Fontaine ! dirent en même temps Hugo et Chloé : bien sûr, c’est l’auteur des fables que nous apprenons en classe en ce moment ! On peut vous réciter Le Cheval et l’Âne par cœur, si vous voulez.<br />
– Je ne sais pas, dit le Roi. Mais si vous le trouvez rapidement, je vous ferai un festin dans mon château que vous ne serez pas prêts d’oublier.<br />
– Je ne savais pas qu’on tournait un film sur Louis XIV, murmura Hugo à l’oreille de Chloé, tout en remerciant le Roi et en entrant dans l’épaisse forêt.</p>
<p>Il y avait beaucoup de bruits d’animaux dans la forêt. On entendait les oiseaux, et il y avait aussi un brouillard épais qui empêchait de voir très loin. Au détour d’un sentier, les deux enfants rencontrèrent un homme assis sur une pierre. Il portait de long cheveux noirs et une petite barbichette noire aussi. Il avait une plume dans la main et il regardait un corbeau sur une branche.</p>
<p>« Bonjour monsieur, dit Hugo qui était très poli.<br />
– Ah, bien le bonjour jeunes gens, dit l’écrivain. Je suis Jean de La Fontaine, et j’ai besoin d’une idée pour ma prochaine histoire.<br />
– Et pourquoi pas l’histoire de deux enfants prisonniers d’un livre magique ? » proposa Chloé.</p>
<p>Jean de La Fontaine prit son menton dans ses mains, pour réfléchir. Puis il dit :</p>
<p>« C’est une idée originale. Mais quel prénom pourrais-je donner à ces personnages ?<br />
– Hugo et Chloé, ce serait parfait ! »</p>
<p>Jean de La Fontaine remercia les enfants et se mit à écrire. Chloé serait bien restée pour le festin du Roi, mais Hugo était pressé de voir autre chose, alors il tourna encore une page de la revue magique.</p>
<p>* * *</p>
<p>A la page suivante, il faisait tout noir. Chloé entendit des voix bizarres, comme si quelqu’un pleurait et gémissait : « Chloé ! Chloé ! ». Chloé s’affola un peu, surtout qu’elle ne voyait plus Hugo. « Où sommes-nous tombés, encore ? » Elle regarda autour d’elle mais tout était noir. D’un seul coup, un vampire sortit de l’ombre et sauta sur elle :<br />
– Donne-moi le livre !<br />
– Quel livre ? bafouilla Chloé.<br />
– La revue qui t’a amenée jusqu’ici, dit le vampire.<br />
– Ah, ce magazine tout déchiré ? Mais je ne sais pas s’il parle de vous.<br />
– Donne-le-moi ! gémit le vampire. J’en ai marre de rester coincé dans cette page, je m’ennuie à mourir ! Fais-moi sortir ! Je veux aller faire peur à de vrais gens et goûter leur sang !</p>
<p>Mais Chloé tourna la page avant de dire « ouf ! ». Les films d’horreur ne sont pas faits pour les enfants, de toute façon. Le vampire disparut et Chloé tomba sur les fesses.</p>
<p>* * *</p>
<p>« Aïe ! »<br />
Brutalement, Chloé glissa dans un profond et obscur tunnel. Elle se retrouva au beau milieu d’un trou de boue, de terre séchée et de paille. Elle cligna des yeux. Il y avait un grand soleil au-dessus d’elle, et plein de palmiers, comme si elle était dans une jungle. Hugo était déjà debout en train de fouiller la terre :</p>
<p>« Regarde, je viens de trouver un os de tricératops ! Il y a le squelette en entier.<br />
– Où sommes-nous ? demanda Chloé.<br />
– Je pense que nous sommes dans un nid de tyrannosaure. Ça doit être un article sur Jurassic Park 4.<br />
– Un nid de T-rex ? Brr… ça fait très peur !<br />
– Mais les T-rex ne sont pas là, dit Hugo : ils sont partis à la chasse dans la jungle, ou peut-être signer des autographes ».</p>
<p>Chloé se mit quand même à crier :<br />
« Au secours, à l’aide ! A l’aide ! »</p>
<p>Elle n’aurait pas dû. Aussitôt les T-rex arrivèrent à toute vitesse pour la dévorer.</p>
<p>– Fais quelque chose Hugo, cria-t-elle ! J’en ai marre, je veux rentrer à l’école !<br />
– Il faut lire tout le livre pour sortir de là ! cria Hugo.<br />
– Vas-y.</p>
<p>Hugo, qui lisait plus vite que son ombre, se dépêcha, sauta des lignes et des  paragraphes. Il arriva à la page suivante, mais malheureusement elle présentait le making of de King-Kong 2.</p>
<p>– Ah ! C’est encore pire ! pleura Chloé.</p>
<p>King-Kong débarqua dans la jungle et effraya tous les T-rex. C’était déjà ça de gagné. Et King Kong était juste un gros singe pas très méchant, et son bras gauche était une machine avec des cordes et des pistons. C’était une grosse marionnette et il ne s’intéressait pas à Hugo. Par contre King-Kong trouva tout de suite Chloé très jolie et voulut l’attraper. C’était sa faute : Chloé avait aussi garder un peu de caramel dans ses poches, elle sentait bon le caramel.</p>
<p>« Au secours ! Vite, je t’en prie Hugo sauve-moi, lis la suite ! »</p>
<p>Hugo ne savait plus quoi faire et ne se sentait plus à la hauteur. Alors il commença à appeler à l’aide lui aussi. Il essayait d’appeler de l’aide, en disant tous les noms qui lui venaient à l’esprit. Et voilà qu’en réponse, Batman et Hancock arrivèrent.</p>
<p>– Ah, vous, vous tombez bien, dit Hugo. Chloé a des problèmes !</p>
<p>Alors Hancock s’empara de Hugo et se mit à courir si vite qu’on ne voyait plus les arbres ni rien du paysage. Et Batman vola au-dessus de la jungle, attrapa Chloé et la sauva.</p>
<p>* * *</p>
<p>Quand la course et les sauts furent terminés, Hugo n’était plus du tout au même endroit. Tout était calme autour de lui, il y avait une salle de bal vide, éclairée à la bougie. Au milieu de la pièce, Chloé était en robe de mariée, on entendait un piano qui jouait doucement. Ce devait être la section des films romantiques. La robe était blanche et très belle.</p>
<p>– Que doit-on faire, maintenant, Hugo ? murmura Chloé qui reprenait son souffle.<br />
– Eh bien, j’imagine que si on ne veut pas se marier, il vaut mieux finir de lire cette revue ! Je ne sais pas si c’était une bonne idée de regarder dedans.<br />
– Oui, de toute façon c’est Julia Roberts qui doit se marier ici, pas moi. Son nom est écrit sur le gâteau.</p>
<p>Hugo rigola et finit de lire le magazine.</p>
<p>* * *</p>
<p>Les deux enfants réapparurent tout à coup dans la forêt, exactement au pied du vieil arbre où ils avaient trouvé la revue. Les oiseaux chantaient partout, comme avant. Toutes les pages avaient été tournées. Hugo et Chloé bondirent de joie puis ils se mirent à courir vers Monsieur Wonka qui les appelait avec son sifflet.<br />
Les deux enfants surgirent d’un bond devant toute la classe. Le professeur apeuré leur donna une heure de colle à chacun.<br />
Après cette aventure, Hugo et Chloé se promirent de rester toujours amis. Ils étaient plus que réconciliés ! Chacun d’eux avait aussi ramené un petit souvenir de l’aventure : essayez de deviner ! Il y avait au moins un petit bout de caramel dans les poches de Chloé, et d’autres objets très intéressants sur lesquels tout le monde se pencha, y compris le professeur, de SVT qui s’exclama :</p>
<p>« Hum, voilà un objet curieux : il s’agit d’une corne de tricératops. Où l’as-tu trouvée Hugo ? »</p>
<p>Hugo expliqua comment il l’avait récupérée dans le nid des T-rex mais personne ne le crut alors il finit par dire qu’il l’avait trouvée par terre. Il proposa au professeur de lui donner la corne s’il voulait bien leur retirer leur heure de colle. Le professeur accepta, les enfants rentrèrent au collège par le bus.<br />
En rentrant, Hugo et Chloé voulurent montrer la revue à toute la classe, mais le professeur de français la confisqua, en croyant que c’était un magazine normal. La revue magique fut précieusement rangée dans le placard de la salle 103 ; c’est la salle de français, et le placard où il y a les pétards, les élastiques et les sarbacanes, toutes les choses confisquées. Juste à côté, il y a l’édition complète des fables de Jean de La Fontaine. Si vous y regardez bien, vous y verrez une fable un peu différente des autres, intitulée « Hugo et Chloé ».<br />
La corne de tricératops est toujours en vitrine dans la salle de biologie de Monsieur Wonka. Le revue magique, elle, est toujours dans le placard, mais personne, à notre connaissance, ne s’est fait aspirer à l’intérieur depuis longtemps. Sauf peut-être le professeur de français qui s’en servirait en cachette, qui sait ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?feed=rss2&amp;p=603</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Juste une histoire de point de vue</title>
		<link>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=600</link>
		<comments>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=600#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 17:15:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DUPRE</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Vos histoires au fil de l'encre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=600</guid>
		<description><![CDATA[Je n’en avais jamais douté jusque-là : Je vois ce qui est et seulement ce qui est, &#8220;mes propres  yeux&#8221; ne pourraient me trahir. Pourtant depuis ce matin je doute. Oh, un léger doute, à peine perceptible mais qui ne me quitte plus&#8230;
Et s’ils ne me renvoyaient seulement ce que je DOIS voir et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n’en avais jamais douté jusque-là : Je vois ce qui est et seulement ce qui est, &#8220;mes propres  yeux&#8221; ne pourraient me trahir. Pourtant depuis ce matin je doute. Oh, un léger doute, à peine perceptible mais qui ne me quitte plus&#8230;<br />
Et s’ils ne me renvoyaient seulement ce que je DOIS voir et donc croire; Si je n&#8217;étais pas plus maître de mon corps que de mon destin&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?feed=rss2&amp;p=600</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Le médaillon</title>
		<link>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=587</link>
		<comments>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=587#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 16:43:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mlle TALVANDE Isabelle</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Histoires des classes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=587</guid>
		<description><![CDATA[Par un triste jour d’hiver, gris et froid, voire glacial, les manteaux entassés au fond de la classe traduisaient la température inférieure à zéro. Les élèves de M. Bonnet s’imaginaient que l’été n’arriverait jamais. A travers la fenêtre, ils contemplaient le sol gelé, sans vraiment suivre le cours.
« Bien, qui veut lire ? Sally ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par un triste jour d’hiver, gris et froid, voire glacial, les manteaux entassés au fond de la classe traduisaient la température inférieure à zéro. Les élèves de M. Bonnet s’imaginaient que l’été n’arriverait jamais. A travers la fenêtre, ils contemplaient le sol gelé, sans vraiment suivre le cours.<br />
« Bien, qui veut lire ? Sally ? demanda M. Bonnet.<br />
- Pas question ! protesta la jeune fille. Enfin je veux dire… J’ai mal à la gorge. Désolée !<br />
- Mouais… Tu me montreras l’ordonnance de ton médecin à la fin du cours, Sally, enjoignit le professeur. Mortimer, tu veux bien lire ? »<br />
Mortimer fit un bond.<br />
« Euh… En fait, ma tante Meggie ne veut pas que je lise à haute voix », bredouilla-t-il.<br />
Cette nouvelle inattendue intrigua ses camarades.<br />
« C’est ridicule. Tout le monde sait lire, déclara M. Bonnet.<br />
- Je sais lire, rétorqua Mortimer, mais je ne peux pas lire à haute voix. Désolé.<br />
- Mortimer, si tu veux passer en classe supérieure, tu vas te mettre à lire à haute voix, exigea-t-il.<br />
- Par une belle journée d’été, dans l’Océan Indien… » commença Mortimer, obligé d’obéir à son professeur.<br />
La salle de classe fut envahie d’eau de mer et les élèves, les pieds dans l’eau, se mirent à hurler. Effaré, Mortimer constata que la place à côté de lui était vide : moi, son amie Zoé, j’avais disparu…<br />
Je tombais, tombais, tombais encore et encore sans jamais distinguer la fin de cet abîme sombre. Une immense crainte m’envahissait au fur et à mesure que je chutais. Une sueur froide perlait sur mon front et glissait le long de mon échine, une douleur atroce tordait mes entrailles et mon cœur battait comme un tambour. Je voulais crier mais aucun son ne s’échappait de ma gorge. J’étais comme paralysée par la peur. Je ne percevais aucun bruit, excepté le sifflement aigu et interminable de ma chute. J’écarquillais les yeux pour essayer de distinguer quelque chose de ce long tunnel noir mais seules régnaient les ténèbres. Où étais-je ?<br />
Après quelques minutes de descente, minutes qui me parurent des heures, je perçus un curieux bruit étouffé d’eau ressassée. Intriguée, je tendis l’oreille et entendis un cri perçant semblable à… celui d’un oiseau ! La frayeur m’ayant quittée, je baissai la tête en direction du son que je venais d’entendre et aperçus à mes pieds un point de lumière grandissant. A demi aveuglée par la clarté, je plissai mes paupières brûlantes et des embruns salés emplirent bientôt mes narines. Puis je fus projetée violemment et atterris toute pantelante.<br />
J’ouvris les yeux. Mon cœur fit un bond et je faillis chanceler. Je me trouvais dans la visée d’un bateau voguant sur l’océan calme. Au-dessous de moi, des hommes s’affairaient tels des abeilles dans une ruche. Je pouvais distinguer leur uniforme de matelots : ils étaient vêtus d’un pantalon de grosse toile et d’une chemise légère. Un morceau de tissu couvrait la tête de la plupart des marins, les protégeant de la chaleur ardente. Deux hommes nettoyaient à grande eau le pont de chêne du bateau. Un autre sommeillait paisiblement dans un hamac de toile grise. D’autres matelots s’activaient joyeusement dans les cordages du mât devant moi. Ils progressaient avec agilité dans l’enchevêtrement de poutres et de bouts qui entouraient les deux voiles blanches éclatantes sous le soleil. Au loin, à l’avant du bateau, j’aperçus un homme qui contemplait la mer. Il portait un manteau de couleur bleu qui s’harmonisait avec son pantalon de toile blanche. Ses bottes noires luisaient sous le soleil, tout comme son couvre-chef. Il avait les bras croisés derrière le dos. Je ne distinguais pas son visage mais je le devinais déjà capitaine. Je ne savais point sur quelle sorte de bateau je me trouvais, bien que quelques caisses de marchandises laissées sur le pont me laissaient penser que j’étais sur un navire marchand. Je levai les yeux sur le fanion qui flottait fièrement au dessus du mât qui soutenait la visée. Je reconnus immédiatement la fleur de lys blanche : je me trouvais sur un galion français.<br />
Soudain, m’arrachant à ma contemplation, je regardai en bas vers le pont et j’aperçus un matelot qui montait vers la visée. Il faisait son ascension avec rapidité et agilité et il serait bientôt là. Une certaine terreur m’assaillit et mon cœur s’emballa. Que faire ? Se cacher ? Non, impossible ! Sauter ? Etais-je folle ?! Grimper ? Trop tard ! Il enjambait déjà la balustrade et sauta bientôt sur le sol de la visée. Il me dévisagea avec des yeux ronds, intrigué par ma présence. Je le regardai également avec attention.<br />
C’était un jeune garçon avec un beau visage au teint hâlé. Ses yeux étaient d’un noir profond et ses traits réguliers. Le soleil faisait briller un magnifique médaillon qui pendait à son cou et le vent soufflait sur ses cheveux noirs et humides.<br />
Hésitant, il s’accroupit à ma hauteur et s’exclama :<br />
« Que fais-tu ici ? Les filles sont interdites à bord !<br />
-	Excuse-moi, balbutiai-je, je ne sais pas comment je suis arrivée ici… »<br />
Il marqua un temps d’arrêt et me demanda :<br />
« Comment t’appelles-tu ?<br />
-	Zoé, bredouillai-je. Et toi ?<br />
-	Je m’appelle Louis, je suis un mousse à bord de ce bateau marchand. Nous nous dirigeons en Inde pour vendre nos marchandises. C’est la première fois que je navigue avec cet équipage mais je sais déjà que le capitaine n’acceptera pas ta présence ici. Tu devrais te cacher ! Veux-tu que je te prête des habits ?<br />
-	Oui… répondis-je.<br />
-	Suis-moi, vite ! » susurra-t-il.<br />
Nous nous dirigeâmes rapidement vers la cale du bateau, remplie de tonneaux, de caisses et de nombreuses ombres arpentant les murs… des rats, certainement. Louis me tira jusqu’au fond de cet horrible lieu. Il trouva dans une caisse des habits qui me parurent sales et démodés.<br />
Je m’écriai :<br />
« Quels drôles d’habits ! De quelle époque peuvent-ils bien dater ?<br />
-	Eh bien, ce sont les miens ! Tu ne les trouves pas à ton goût ? Ils m’ont pourtant coûté chers ! répliqua-t-il, vexé.<br />
-	Attends une seconde, cela va peut-être te paraître étrange, mais… en quelle année sommes-nous ?<br />
-	En 1552, enfin ! » railla-t-il.<br />
Je faillis m’évanouir en entendant cette nouvelle, tellement elle était aberrante. Je le remerciai chaleureusement en rougissant. Nous pûmes échanger un dernier regard empli de gratitude avant qu’il ne reprenne son poste.<br />
Vêtue de ce nouvel accoutrement, je m’accoudais au bastingage, en regardant l’horizon, lorsqu’un bateau apparut. Majestueux avec ses voiles blanches, il se rapprochait de notre bateau à grande vitesse. Le capitaine, inquiet, donna ses ordres pour que chacun se mette à son poste. Louis, le mousse, m’expliqua que la région était infestée de pirates. Le bateau arrivant à notre hauteur, l’équipage devint visible. A cet instant, le drapeau changea brusquement, laissant apparaître une monstrueuse tête de mort.<br />
Aussitôt l’inquiétude céda à la panique. Les pirates abordèrent, accrochant leurs grappins au flanc du bateau. Les planches craquèrent, le râle des bouts déchirait le ciel. Parés de sabres étincelants, les hommes envahirent le navire en quelques secondes dans un même rugissement. Le bruit était insupportable ; les coups pleuvaient autour de moi ; des dizaines d’hommes, blessés, s’affalaient sur le pont en gémissant. Le capitaine et ses hommes se battirent avec force et courage, blessant dans leur combat des dizaines de barbares. Soudain, dans un craquement sinistre, le grand mât oscilla un instant avant de s’écraser violemment, provoquant une large brèche dans le flanc du bateau ; une vague déferlante le secoua.</p>
<p>Terrifiée, je cherchai désespérément une cachette. J’aperçus une trappe. Hésitante, je commençai à m’approcher de celle-ci, lorsqu’un craquement inquiétant provoqué par une nouvelle salve de boulets de canons se fit entendre. Cela acheva de me décider. Je me ruai vers la trappe, l’ouvris précipitamment et m’engouffrai à l’intérieur.<br />
La cale était remplie de caisses et de tonneaux. Une odeur nauséabonde me saisit à la gorge : un mélange de rhum et de sueur. J’ouvris la caisse la plus proche, la vidai et me cachai dedans. Je refermais le couvercle avec célérité en entendant des bruits de pas dans l’escalier.<br />
Les rires gras des pirates enfin vainqueurs parvenaient à mes oreilles. J’entendis une voix familière leur expliquer où se trouvaient les vivres et les richesses à bord. Louis s’était donc rendu !<br />
Je sentis que mon abri commençait à bouger et je retins mon souffle par peur de me trahir. Je craignis un instant qu’ils lancent la caisse par-dessus bord mais me raisonnai et supposai qu’ils l’emmenaient seulement à bord de leur navire.<br />
L’agitation ayant cessée, je soulevai discrètement le couvercle et sursautai : une plainte m’attira à l’autre bout de la cale où je découvris Louis enfermé dans une cage sale.<br />
Soudain, j’entendis un bruit derrière moi. Une main se plaqua sur ma bouche, étouffant mon cri. Je reçus un coup à la tête et perdis connaissance…</p>
<p>Cela faisait trois jours que j’étais enfermée dans la cale du bateau pirate, Louis était dans un des cachots contigus. J’avais terriblement faim. L’humidité et le sel irritaient ma peau. Le balancement du navire me donnait le mal de mer et, en effet, j’avais le sentiment que le bateau tanguait de plus en plus. J’entendais les pirates s’agiter sur le pont. Je surprenais de temps à autre quelques conversations inquiétantes à propos de l’arrivée prochaine d’une tempête.<br />
La nuit commençait à tomber quand les vagues se firent plus violentes contre la coque du bateau et les pas au-dessus de moi se mirent à s’agiter de façon anormale. Soudain un imposant pirate apparut au bas de l’escalier menant aux fers. Sa voix autoritaire ordonna à tous les prisonniers suffisamment robustes de monter pour prêter main forte à l’équipage. Ainsi je vis défiler devant moi de nombreux matelots du navire marchand. Ils étaient tous affaiblis et dépités. C’est alors que je vis Louis passer devant mon cachot. Il avait les joues creuses et le visage terne. Il ne me jeta même pas un regard. L’homme derrière lui titubait ; le suivant avait une grande balafre sur la joue. Tous avaient été éprouvés par la bataille et ils étaient terribles à voir tant le désespoir de la défaite les avait abattus. Ils partirent tous, me laissant seule dans ma lugubre cellule.<br />
Après un moment, j’entendis un violent coup de tonnerre déchirer le silence monotone des vagues. La pluie tomba violemment. Des cris provenant du pont parvinrent à mes oreilles. J’étais enfermée à l’intérieur de mon cachot et mon angoisse grandissait. Je ne savais pas ce qui se passait au dessus de moi mais des cris se firent entendre à plusieurs reprises, certains vociféraient pour  donner des ordres et d’autres criaient pour une raison qui m’était inconnue mais j’aurais parié que c’étaient des hurlements de douleur. Pendant ce temps, le bruit des vagues se fracassant contre la coque avaient doublé de volume.<br />
	Soudain des pas dans les escaliers se firent entendre sauf que cette fois-ci, ce fut une approche plus rapide et plus légère. C’était Louis ! Il sortit un trousseau de clés et une fois la porte ouverte, il me tira par le bras en me faisant signe de ne pas dire un mot. Alors que nous remontions l’escalier, un pirate arriva et nous contraignit à monter sur le pont. Là-haut, je découvris l’épreuve que vivaient les matelots du bateau marchand. Les vagues s’abattaient et balayaient le pont. Sur le visage des marins, je lus un sentiment de terreur qui m’horrifia. Un pirate me bouscula et passa son chemin sans faire attention à moi. Tout à coup, je poussai un cri de terreur ; je ne compris pas tout de suite ce qui m’arrivait. Je roulai sur le pont, j’essayai de respirer ; au lieu de cela, je bus la tasse. Je me relevai, en suffocant : une vague venait de me submerger. Je cherchai du regard Louis qui me fit signe de me mettre à l’abri. Je m’exécutai. C’est alors que j’entendis un pirate crier :<br />
« Par l’enfer ! Des récifs ! »<br />
Louis venait de me rejoindre et me lança :<br />
« Si nous heurtons ces récifs, nous mourrons. Il faut que j’aille aider l’équipage à manœuvrer. En attendant, reste ici et ne bouge pas. »<br />
Et il ajouta :<br />
« Cela vaudrait mieux. »<br />
J’étais tellement abasourdie que je ne pus lui répondre quoi que ce soit. Cependant je me relevai et m’approchai du bord. Malgré le brouillard, je pus entrevoir ces fameux récifs. Je pris peur, j’aurais voulu prêter main forte mais je ne connaissais rien aux techniques de la navigation. C’est pourquoi je continuai à observer les récifs. Je ne saurais dire si ce fut une illusion ou la réalité mais il me sembla que le navire dérivait vers les rochers. Je distinguai la voix du capitaine qui ordonnait :<br />
« Plus vite, bande de chiens galeux, si vous ne voulez pas finir par le fond ! »<br />
Ces paroles n’indiquaient rien qui vaille. C’est alors que je ressentis une première secousse qui faillit me coûter la vie. Tous abandonnèrent leurs postes et se précipitèrent vers les endroits sûrs. Je ne voyais plus Louis : il avait disparu. Dans sa précipitation, un pirate me fit basculer par-dessus le bord ; je criai et fermai les yeux. Je sentis une main se refermer sur mon bras : c’était celle de Louis qui m’avait attrapée. Je baissai les yeux et vis avec effroi les vagues au-dessous de moi. Sa main humide glissait le long de mon bras et dans un ultime effort, je tentai de me raccrocher avec l’autre main. Mais malheureusement je n’atteignis pas le bord du navire et ma main s’agrippa au médaillon de Louis. Je sentis la main de celui-ci tenant mes doigt puis plus rien. Il m’avait lâchée et le médaillon avait cédé. Ma chute me parut infinie mais elle prit fin dans l’eau. Ce fut ma dernière vision.<br />
Doucement, une plénitude m’envahit. L’adage « Le calme après la tempête » me revint à l’esprit au même instant qu’une question inquiétante : «  Etais-je morte ? ». Mais je n’avais pas de réponse. Seules quelques réminiscences me revenaient ; seules des images floues me restaient. Je tentai en vain de fouiller les moindres recoins de ma mémoire. Rien ne me revenait.</p>
<p>Un engourdissement singulier, qui me poussa à m’écarter un moment de l’hypothèse d’être arrivée au paradis, se transforma en douleur. Celle-ci me fit ouvrir instinctivement et soudainement les yeux. Je reconnus ma salle de classe avec ses bureaux d’écoliers et son tableau noir encore rempli de hiéroglyphes de M. Bonnet. La pièce était déserte : tous mes camarades étaient partis et j’avais dû m’endormir. Vaincue par le sommeil, je m’étais sans doute laissé glisser le long de ma chaise. Ainsi tout le monde était sorti sans s’apercevoir que j’étais encore dans la pièce. Oui, c’était sûrement comme cela que les choses s’étaient passées. Ce que je considérais comme un beau rêve me revenait à l’esprit : le bateau marchand, la rencontre de Louis, l’attaque des pirates, la tempête, le médaillon… Une belle histoire digne d’être racontée dans les livres préférés de M. Bonnet ! Déjà, je me réjouissais de raconter ce songe dans une prochaine rédaction.<br />
Regardant par la fenêtre, je cherchai mes camarades. Le soleil était éblouissant et je dus mettre ma main en visière. Tandis que je la passais sur mon front, je découvris que celui-ci était perlé de gouttes… Je passai également la langue sur mes lèvres : elles étaient salées comme… l’eau de mer. Je plongeai ma main dans ma poche pour prendre un mouchoir et ainsi essuyer mon visage humide. Je sentis quelque chose de rond et lisse : intriguée, j’extirpai&#8230; un médaillon que je reconnus immédiatement. C’était celui de Louis, ce mousse auquel je m’étais agrippée alors que je tombais par-dessus bord.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?feed=rss2&amp;p=587</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Etat d&#8217;âme</title>
		<link>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=584</link>
		<comments>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=584#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 15:59:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SYLVIE</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Vos histoires au fil de l'encre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=584</guid>
		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, je prends la plume et trempe celle-ci dans un coeur d&#8217;encre. Ces quelques lignes  annoncent pour bientôt&#8230;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, je prends la plume et trempe celle-ci dans un coeur d&#8217;encre. Ces quelques lignes  annoncent pour bientôt&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?feed=rss2&amp;p=584</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>La mer se rapproche</title>
		<link>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=581</link>
		<comments>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=581#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 15:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rousseleau</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Vos histoires au fil de l'encre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=581</guid>
		<description><![CDATA[Petit à petit, la mer se rapproche dangereusement de notre maison. Que va-t-il se passer ?
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Petit à petit, la mer se rapproche dangereusement de notre maison. Que va-t-il se passer ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?feed=rss2&amp;p=581</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Jeu de mots</title>
		<link>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=578</link>
		<comments>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=578#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 14:59:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>GUYONVARCH</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Vos histoires au fil de l'encre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=578</guid>
		<description><![CDATA[Un jour, j&#8217;ai entendu un coeur d&#8217;encre crier. Mais qu&#8217;attend-il de ce peuple plié en quatre&#8230;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un jour, j&#8217;ai entendu un coeur d&#8217;encre crier. Mais qu&#8217;attend-il de ce peuple plié en quatre&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?feed=rss2&amp;p=578</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Auprès de La Fontaine&#8230;</title>
		<link>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=574</link>
		<comments>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=574#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 13:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire SIMON</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Histoires des classes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=574</guid>
		<description><![CDATA[Nous étions en salle 208, comme tous les jeudis en cours de français. Trois heures de français à la suite! Avec l&#8217;inquiétude que le professeur nous impose un contrôle surprise si nous ne nous mettions pas à travailler aussi sérieusement qu&#8217;elle le voulait. On analysait une fable de La Fontaine : le Corbeau et le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous étions en salle 208, comme tous les jeudis en cours de français. Trois heures de français à la suite! Avec l&#8217;inquiétude que le professeur nous impose un contrôle surprise si nous ne nous mettions pas à travailler aussi sérieusement qu&#8217;elle le voulait. On analysait une fable de La Fontaine : le Corbeau et le Renard&#8230;<br />
- Alors, qui veut lire ? Gaëlle?<br />
- Non, madame, je ne peux pas lire car, euh&#8230; Je n&#8217;ai pas mon livre&#8230;<br />
- Bon, bravo! Coralie, alors!<br />
- Euh, non, madame, s&#8217;il vous plaît!<br />
- Coralie, pas d&#8217;histoire ! Je te demande de lire donc tu lis! Tu ne peux pas me dire que tu n&#8217;as pas ton livre : il est sur ta table.<br />
- Oui, mais je ne peux pas lire à haute voix pour&#8230; des raisons personnelles.<br />
- Ah? Quelles sont ces raisons?<br />
- C&#8217;est personnel, madame, désolée.<br />
- Allez, ça suffit. Maintenant, tu lis sans discuter !<br />
-&#8221; Maître Corbeau, sur un arbre perché, tenait dans son bec un fromage&#8221;&#8230;<br />
Dans la salle de classe, un croassement retentit. Tous les élèves se retournèrent en direction de Coralie qui se trouvait au fond de la salle. Coralie pencha son visage vers la gauche et vit un corbeau posé sur le dossier de la chaise de Kiné, sa camarade de classe, qui, elle, avait disparu. Les élèves et le professeur se mirent à hurler, pris de panique. Plus de Kiné et un corbeau à la place! Que s&#8217;était-il passé ? Personne n&#8217;y comprenait rien sauf peut-être Coralie&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?feed=rss2&amp;p=574</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Coeur d&#8217;encre</title>
		<link>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=570</link>
		<comments>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=570#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 09:27:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>BRICOU</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Vos histoires au fil de l'encre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=570</guid>
		<description><![CDATA[Un jour, j&#8217;essaie de déposer une histoire au coeur d&#8217;encre. Un jury au coeur tendre décide&#8230;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un jour, j&#8217;essaie de déposer une histoire au coeur d&#8217;encre. Un jury au coeur tendre décide&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?feed=rss2&amp;p=570</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Imagine</title>
		<link>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=565</link>
		<comments>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=565#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 09:09:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SIMON</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Vos histoires au fil de l'encre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=565</guid>
		<description><![CDATA[Un jour, la réalité a pris le dessus sur l&#8217;imaginaire. Mais comment vont-ils se&#8230;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un jour, la réalité a pris le dessus sur l&#8217;imaginaire. Mais comment vont-ils se&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?feed=rss2&amp;p=565</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Un pouvoir éternel</title>
		<link>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=564</link>
		<comments>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=564#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 09:09:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>dampierre gaelle</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Vos histoires au fil de l'encre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?p=564</guid>
		<description><![CDATA[Il etait une fois, dans la ville de Magix, un magicien bon et pur nommé Atrus, donnant à ceux qui croient en la magie le pouvoir de trouver l&#8217;âme soeur. Un jour Atrus entendit une douce voix. Ces paroles d&#8217;amour et de magie le rendirent heureux et il vit que c&#8217;était une belle jeune filleK. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il etait une fois, dans la ville de Magix, un magicien bon et pur nommé Atrus, donnant à ceux qui croient en la magie le pouvoir de trouver l&#8217;âme soeur. Un jour Atrus entendit une douce voix. Ces paroles d&#8217;amour et de magie le rendirent heureux et il vit que c&#8217;était une belle jeune filleK. Il decida alors de l&#8217;aider à trouver l&#8217;homme de sa vie.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.coeur-d-encre-le-film.com/fildencre/?feed=rss2&amp;p=564</wfw:commentRss>
		</item>
	</channel>
</rss>
